Blog Ki Tetze 25 août 2018, Elul 14 5778 בלוג כִּי-תֵצֵא, י”ד אלול תשע”ח

Il y a 74 règlements des 613 Mitzvot dans cette parasha Ki Tetze, “Quand tu sors”, ce qui en fait une portion très importante, en l’examinant sous l’angle de son application dans nos vies actuelles. Nous avons tous une vie privée et comment nous la vivons, est notre affaire, mais le Créateur s’intéresse à la manière dont nous nous comportons en public (quand nous sortons); dans la façon dont, nous nous soucions des autres autour de nous, comme les moins fortunés que nous, dans notre façon de nous habiller et même de traiter les animaux. Nous vivons à une époque où il est devenu très difficile de parler de ce que la Torah nous enseigne. La culture du viol et de la maltraitance des femmes sont les règles dans de nombreuses régions du monde. Il y a des terroristes qui, violent et vendent des femmes comme esclaves sexuelles. Il est bien connu que les soldats à la fin de la seconde guerre mondiale ont violé des femmes dans les pays où ils ont été accueillis comme des libérateurs. La Torah enseigne aux Israélites à faire le contraire. Lorsqu’un soldat trouvait une fille qu’il convoitait dans un pays conquis, il devait la ramener à la maison, lui permettre de pleurer pendant un mois et, s’il la voulait encore, de l’épouser. Il devait la traiter comme une des leurs avec respect et honneur. Le monde sans Torah est un monde barbare.

J’ai vu des personnes très religieuses qui sont tellement fanatiques, qu’elles se comportent comme si elles étaient intouchables et dégradent quiconque ne leur ressemble pas. En revanche, la Torah nous apprend à traiter même nos ennemis avec humanité. J’ai aussi travaillé avec des travailleurs religieux, qui se sont révélés être des personnes merveilleusement éloquentes et bienveillantes en public, mais en coulisses, ils se moquaient de la crédulité de ceux qui les soutiennent. Le Créateur nous demande d’avoir un même visage pour tout le monde. Certains d’entre nous, sont impulsif (colérique), mais quand nous perdons patience, nous ne pouvons pas en vouloir aux autres, nous devons y remédier. Prétendre que nous n’avons pas de patience, en faisant de nos maisons un véritable enfer, ceci est loin de ce que le Créateur veut que nous fassions.

Un autre aspect de Ki Tetze, “quand tu sors” est que nous ne devons pas seulement être bons avec nos gens préférés. De toute évidence, nous devons faire la distinction entre ceux qui sont bons et mauvais, et nos valeurs doivent être plus élevées en raison de qui nous représentons. Cela commence par prendre soin des plus vulnérables de la société, comme la femme qui n’est pas désirée par son mari, qui doit lui donner sa liberté. Aujourd’hui, dans certains contextes juifs, un homme peut garder une femme en captivité en ne lui donnant pas le droit de ‘get’ (divorce juif) simplement parce qu’il ne veut pas payer pour ça. La Torah traite de cela et nous, qui suivons la Torah, devons-nous exprimer, contre ce type d’injustice. Chaque fois que nous restons silencieux, nous faisons partie du problème.

Une autre histoire enseigne sur la vie de l’homme qui a deux femmes, l’une aimée et l’autre mal aimée. Il doit donner à son premier fils son double héritage, même s’il est le fils de l’épouse mal aimée. Dans le monde d’aujourd’hui, cela se traduit par la protection de celui qui est le moins sympathique et cela démontre que la Torah représente toujours la justice. Maintenant, nous regardons le “ben sorer b’moreh”  le fils rebelle qui est amené chez les aînés, qui doivent prendre la décision de le lapider ou non. À partir de cette illustration, nous apprenons qu’il est facile de blâmer le fils, mais s’il n’est pas guidé correctement dès la naissance avec discipline, les parents sont les fautifs. Mishlei (Proverbes) nous enseigne que si nous ne corrigeons pas nos enfants, c’est parce que nous les détestons. Aujourd’hui, il existe une législation selon laquelle les parents et les enseignants n’ont plus le droit de discipliner leurs enfants. Cela a créé une génération d’enfants hors de contrôle, allant totalement à l’encontre de ce que le Créateur recommande.

Les problèmes de ce “monde avancé” peuvent être attribués à l’absence des principes de la Torah. Nous ne devrions pas toujours être littéraux dans notre application de la Torah, cependant, la morale et les principes sont éternels. Notre seul espoir pour la pour une société saine est la mise en place des principes moraux de la torah. Notre société sera jugée sur la façon dont nous traitons le moins nantis parmi nous. Tout le monde mérite d’être traité avec dignité, quel que soit son niveau d’éducation ou son statut. C’est pourquoi, on nous a appris, à traiter nos esclaves correctement. Si nous trouvons quelque chose qui est perdu, nous sommes responsables de le prendre en charge jusqu’à ce que nous puissions trouver le propriétaire et le retourner. Aujourd’hui, c’est l’expression “qui part à la chasse perd sa place, ou celui qui trouve est gagnant et celui qui perds est perdant”. Ce n’est pas la Torah.

Aujourd’hui, le pouvoir et la liberté des femmes est au premier plan. La vérité de la Torah est qu’il ne s’agit pas des problèmes à régler mais plutôt de ce qui est juste, de ce qui est juste dans chaque situation. Les hommes et les femmes ont été créés égaux, pas un supérieur à l’autre. Le Créateur a achevé sa création avec la femme qui est la seule à pouvoir donner vie dans ce monde. Nous, hommes, avons la responsabilité de protéger et de respecter les femmes. Au chapitre 22, nous lisons qu’il ne faut pas mélanger la laine et le lin et qu’une femme ne doit pas porter les vêtements des hommes ni des hommes pour porter les vêtements des femmes. L’image ici est que nous ne devons pas confondre les rôles des hommes et des femmes. Cela apporte un manque de clarté, provoque le chaos et la confusion. L’égalité ne change pas le fait, qu’on nous a donné des rôles différents.

Moshe Rabenu veut que nous n’ayons qu’un seul visage, c’est-à-dire qui rester le même que ce soit en privé, ou en public ; faire ce qui est juste, être des défenseurs de ceux qui ne peuvent pas se défendre. Mishlei (Proverbes) 31 : 8-9 dit que nous avons l’obligation, la responsabilité de défendre les sans défense, de parler pour celui qui ne peut pas parler pour lui-même. Il est triste que les pauvres qui ne peuvent pas se payer un bon avocat ne reçoivent pas de justice. En tant que disciples de la Torah, nous n’avons pas le droit de garder le silence là où nous voyons des injustices. “Ainsi parle l’Éternel des armées : Exécute le vrai jugement, et fais miséricorde et compassion à chacun pour son frère;” Zacharie 7: 9

 

Traduction par Muriel Kouoi