Blog Emor, Iyar 13 5779 בלוג אֱמֹר, י”ג אייר תשע”ט

Dieu est le Dieu des Vivants

Dans Parashat Emor, le Créateur dit à Moshe Rabeinu d’instruire les Cohanim, les prêtres, sur tout ce qu’ils doivent faire : tant au niveau de la tenue vestimentaire, des personnes avec lesquelles ils pourraient se marier, des conditions requises pour faire partir des Cohen-les prêtes que de la gestion des funérailles, c’est-à-dire, comment faire face à la mort, etc. Fait intéressant, nous voyons que la position de Moché était supérieure à celle des prêtres appelés à servir le reste du peuple, et non pour être adulé ou vénéré comme des seigneurs. La Torah semble dire que les Cohanim n’étaient pas autorisés à faire leur deuil. Cela parait-il juste ? Les Cohanim n’ont pas été autorisés à exagérer en exprimant leur chagrin à la mort d’êtres chers, mais ils devaient se rappeler que le Créateur est responsable ; cette mort n’est pas la fin ; c’est plutôt un nouveau départ. Nous sommes ici pour vivre et nous le ferons jusqu’à notre dernier souffle.

Le judaïsme biblique nous enseigne des principes et l’un de ces principes est que le Créateur nous montre que la vie ne se termine pas avec la mort du corps physique. Pour ceux qui ont une relation avec le Créateur, nous savons que la mort n’est que la prochaine étape de la vie éternelle. Il existe une relation entre la naissance et la mort. Nous ne pouvons pas nous souvenir de l’expérience traumatisante de notre naissance, mais après avoir été au chaud, nageant pendant neuf mois dans l’utérus, nous passons par le canal utérin et devons passer de la respiration comme un poisson au nouvel environnement de respiration par le biais de nos poumons. Ce processus nous oblige à mourir un instant pour naître de nouveau. Cette partie nous montre qu’il n’est vraiment pas nécessaire d’afficher un chagrin « accablant » et que, bien que la personne va nous manquer, la séparation n’est qu’une question de temps. Même si le Créateur nous donne le choix de la vie ou de la mort, il nous exhorte à choisir la vie parce qu’il est le Dieu des vivants !

Le prêtre devait être un exemple pour le reste de la nation, mais le Bore Olam n’a jamais voulu qu’ils soient hypocrites. La plus grande chose qu’il ait faite pour nous a été de nous rendre exactement tels que nous sommes, mais combien d’entre nous, nous plaignons, de ne pas être comme les autres ? Lorsque nous nous comparons aux autres, nous sommes des perdants. Cela provoque de l’amertume et de la dépression. Nous devons dire OUI à la vie. Il y a toujours une raison pour laquelle, il nous a faits exactement tel que nous sommes. Le sacerdoce des prêtres avait pour but d’apporter la gloire à son nom et nous aussi.

Dans Lévitique 23, le Créateur nous présente ses calendriers de festivals. Ce sont des cycles. Dans l’hémisphère nord, nous sommes au printemps et sommes en train de changer. J’espère que nous évoluons pour le mieux, alors que nous traversons nos propres cycles de vie. Espérons que lorsque nous commettrons des erreurs, nous en tirerons des leçons et ne les répéterons pas. Même un âne ne passera pas deux fois dans un trou. Nous n’apprécions pas toujours nos propres qualités et nous pouvons être si autodestructeurs, raison pour laquelle Moshé a dû enseigner aux Cohanims comment faire les choses correctement. Nous aussi devons être disposés à parler aux autres afin de les aider dans les domaines où ils ont besoin de grandir et être disposés à ce qu’ils nous parlent.

Le calendrier biblique est destiné à nous faire prendre conscience des différents aspects de nos vies. Nous commençons au printemps avec Pessa’h, qui ne concerne pas seulement la liberté, mais aussi la responsabilité. Le mot hébreu pour liberté a un double sens ; cela signifie aussi la responsabilité. Dieu nous a retirés de notre passé afin d’être libres de commencer une autre vie, une vie responsable. L’idée ici est de continuer à grandir et de ne pas continuer à vivre dans le passé.

Pesach est suivi de Rishonim Bikkurim, First Fruits, qui représente notre être sur la bonne voie. Nous devons maintenant commencer à produire quelque chose de bien et à offrir des offrandes de grâces spéciales au Créateur pour le moment.

La dernière fête du printemps, Chavouot, tombe quarante-neuf jours après Pessa’h et constitue la moisson où nous vivons en abondance. L’idée de recevoir la Torah à ce moment-là nous indique que nous accomplissons notre vie en obéissant à ses dix commandements fondamentaux. Tout le reste dans la Torah est une application de ces dix. Ce sont ceux qui apportent la sagesse dans nos vies.

En automne, il y a également trois festivals bibliques. En comptant le Shabbat, il y en a sept au total, ce qui signifie en Guématrie achèvement ou accomplissement. Nous commençons par Yom Teruah, où le son du shofar est annoncé, annonçant que quelque chose de grand est sur le point de se produire. Yom Kippour suit dix jours plus tard. Cela a été mal traduit par le Jour des Expiations ou Expiation. Cela signifie plutôt qu’Il couvrira toujours (Kaper) כַפֵּר et protégera Son peuple. Sukkot est un festival de sept jours plus un (Shemini Atzeret) nous démontrant à quel point nos vies sont temporaires mais que nous aurons un logement permanent un jour dans le futur.

Nous devons regarder devant nous et comprendre que nous ne sommes pas seuls mais que nous avons un Dieu merveilleux qui ne nous laisse pas seuls. Chaque fois que nous pensons avoir été abandonnés, c’est parce que nous nous concentrons trop sur nous-mêmes au lieu de regarder ce qu’il fait dans nos vies et comment il nous utilisera pour aider les autres. Soyez prêt à servir votre prochain pendant que vous servez le Créateur !

Written by Peggy Pardo

Translated by Muriel Koucoi