Blogue Tazria- Metzora,  5778   בלוג תַזְרִיעַ — מְּצֹרָע, ו אייר תשעח

Ces doubles parashotes parlent d’être ‘tahor — טָהוֹר’ et ‘tamei -טָמֵא  qui sont de manière erronée traduite, comme pur et impur ou encore comme propre et sale. Nous avons également, pris connaissance de la maladie, tzara’at — צָּרַעַת qui a affecté les personnes, les vêtements et même les murs des maisons. Le mot Tzara’at a été traduit par lèpre, mais ce n’est pas la maladie de Hansen, que nous connaissons aujourd’hui. Cela avait n’avait rien à voir avec une condition physique, mais plutôt avec la façon de se présenter à l’« Ochel Moed » ou au Temple. Comme il n’y a plus de Temple, alors comment pouvons-nous l’appliquer à nos vies aujourd’hui?

Gardons les choses simples. Tahor représente la vie et tamei représente la mort. Notre Dieu est le Dieu des vivants. Quand nous nous approchons de lui, nous devons être « présentables ». Quand il y a un obstacle dans nos vies, qui ne nous permet pas de nous présenter à lui, nous devons faire quelque chose pour le corriger. Tzara’at peut être considéré comme quelque chose, qui nous détruit de l’intérieur et qui n’est pas toujours facilement détectable. Les médecins découvrent aujourd’hui que la plupart des maladies ont des éléments psychosomatiques. Quand nous sommes émotionnellement malades, cela peut attaquer le physique. Il y a tellement de gens qui souffrent de dépression et cela affaiblit le système immunitaire. Nous avons, tous des cellules cancéreuses qui peuvent devenir actives lorsque le stress nous affaiblit.

La Torah parle d’émissions corporelles. Chaque mois, une femme décharge l’ovule avec du sang pendant ses règles. Ce qui pourrait apporter la vie maintenant meurt comme il quitte son corps. Quand les hommes déchargent le sperme à tout moment de leur corps, le sperme est libéré et meurt aussi. Avec ces images, le Créateur nous montre, qu’il nous a donné la vie et que nous devons toujours choisir de vivre plutôt que de mourir. En Deut. 30:15, le Créateur nous dit 15 ‘Regardez, aujourd’hui je vous offre, la vie et la prospérité, la mort et le désastre. « Il continue au verset 19 Choisissez la vie… »

Qu’est-ce qui nous détruit au lieu de nous donner la vie? « La langue » qui bien qu’étant une très petite partie du corps, peut causer plus de dégâts que la bombe atomique. Elle est capable de « lachon hara », la « langue du mal ». Nos sages disent que metzora est une contraction pour « motzei shem ra » — מוציא שם רע — pour donner, une mauvaise réputation, à une personne. Les personnes malades, appelées Metzora, sont tombées malades, parce qu’ils avaient utilisé leur langue pour le mal. Avez-vous déjà parlé mal de quelqu’un, derrière son dos à quelqu’un d’autre? La vérité est que si nous sommes humains et que nous avons une langue, il est extrêmement difficile de la dominer. C’est une lutte constante et un processus continu d’aller de tamei à tahor, de la mort à la vie. Ce processus est appelé Techouva. Nous le reconnaissons, nous le confessons avec la même langue qui parle mal et essayons de faire les choses correctement afin de pouvoir approcher le Créateur.

Pourquoi cela ne s’applique-t-il qu’au Beit Hamikdash, le Temple? C’était parce que nous pouvions nous présenter, au Créateur qui nous avait imposé des règles très strictes. Aujourd’hui, nous ignorons la plupart d’entre eux parce qu’il n’y a pas de Temple et nous pensons que nous pouvons nous rendre dans nos lieux de culte sans nous occuper des impuretés dans nos vies. Nous sommes devenus, de très bons faussaires. Le Créateur nous demande d’être honnêtes, avec nous-mêmes et avec les autres, et ceci afin que nous devenions purs pour lui. Je ne dis pas que c’est facile. Nous ne sommes pas parfaits et ne pouvons pas atteindre la perfection, mais quand nous acceptons nos imperfections, il est plus facile d’approcher le Créateur avec un cœur humble demandant de l’aide, pour que nous puissions continuer à nous améliorer. Notre vie est un processus de la naissance à la mort.

Le « Lashon hara » répand des mensonges ou critique les autres, sans leur parler face à face. Sinat Chinam est la propagation de la haine sans cause. Beaucoup d’entre nous sont malades, parce que nous avons fait, exactement cela, et nous ne réalisons pas pourquoi. Quand nous sommes spirituellement malades, cela affecte notre corps physique. C’est alors que nous devons, faire preuve d’une extrême honnêteté envers nous-mêmes, mais nous ne prenons pas cela très au sérieux. Quand nous sommes malades, nous nous sentons séparés du Créateur, comme si nous étions placés en quarantaine. Avant d’approcher le Créateur, nous devons d’abord nous occuper de nous. La guérison ne viendra pas, jusqu’à ce que nous regardions ce qui nous retient, d’une relation « propre » — tahor avec lui. Lorsque nous péchons publiquement, nous devons le rendre public; quand nous péchons en privé, nous devons le faire en privé. Nous ne pouvons pas cacher au Créateur, comme je l’ai dit- Il a, une vision nocturne.

Demandez-vous — qu’est-ce qui me retient d’être libre de vivre? Est-ce que je connais la différence entre la vie et la mort? Nos propres attitudes peuvent apporter la vie « tahor » et la mort « tamei ». Est-ce que je vois le verre à moitié plein ou à moitié vide? Si nous le voyons à moitié plein, nous sommes optimistes, et nous devenons flexibles pour faire face à la vie! Et si nous le voyons à moitié vide, nous sommes négatifs, et nous devenons inflexibles et cela conduit à la mort. Si nous voyons le mal partout et en tout temps et que nous sommes si critiques, notre bien-être intérieur est endommagé. Il ne faut pas longtemps avant que les choses, ne tourne mal dans nos vies, au point de nous rendre malades physiquement.

Ne pensez pas qu’il y a une séparation entre nos vies spirituelles et physiques! Savez-vous pourquoi, nous pouvons parfois tomber malades ? C’est parce que le Créateur nous ralentit, nous met en quarantaine, afin que nous puissions faire face aux problèmes que nous avons balayés sous le tapis. Il veut que nous fassions les choses correctement. Le Créateur veut que nous choisissions la vie. Avons-nous choisi la vie? Notre vie parle d’elle-même. Si vous pensez que vous n’avez pas la capacité de changer ou ne vous soumettrez jamais, votre vie continuera avec ses problèmes. Nous devons être flexibles et grandir, rechercher la vie et non la mort. Les étapes consistent à reconnaître ce que nous faisons, à nous pardonner, à chercher de l’aide, à apprendre de nos erreurs et à faire les choses correctement. Le Cohen, le prêtre devait décider si c’était Tzara’at parce que, c’était un problème spirituel, pas médical. Aujourd’hui, nous devons faire cette recherche en nous-mêmes. Avez-vous choisi la vie ou la mort?  “Sonde-moi, mon Dieu, et connais mon cœur, éprouve-moi, et connais mes pensées; 24 et regarde s’il y a quelque chose de pénible en moi, et conduis-moi dans la voie éternelle.” (Psaume 139 : 23-24)

Traduction par Muriel Koucoi

 

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