Blog Bechukotai Iyar 27th  5779  בלוג בְּחֻקֹּתַי, כ”ז אייר תשע”ט

 La Parashah Bechukotai qui termine le livre de Lévitique commence par:

אִם-בְּחֻקֹּתַי תֵּלֵכוּ וְאֶת-מִצְותַי תִּשְׁמְרוּ, וַעֲשִׂיתֶם אֹתָם

« Si tu marches avec mes statuts et observes mes commandements,

et les mets en pratique… »

Nos sages ont développé le mot, Halachah, – qui signifie la bonne marche avec le Créateur de ce mot תֵּלֵכוּ telechu “Si tu marches”. Il nous a donné des principes selon lesquelles nous devons vivre dans cette portion. Il nous met en garde sur les conséquences, si nous ne les suivons pas et sur les bénédictions si nous les suivons. Beaucoup de gens considèrent le Créateur comme un Dieu vengeur qui attend constamment que nous échouions pour pouvoir nous punir. Ce n’est pas du tout ce que nous montre la Torah. Ici, nos sages l’appelaient Tochechah – תוֹכֵחָה – (Mise en garde ou avertissement); Il veut simplement que nous soyons conscients de ce qui peut arriver, dès lors que nous refusons de lui obéir. Il nous a donné bechirah chofshit – le libre arbitre. Avec cette liberté de choix, vient une certaine responsabilité. En “marchant” tous les jours avec lui, nous utilisons son don d’emunah, la foi pour développer le bitachon, la confiance en utilisant son don de bechirah chofshit pour démontrer notre kavanah, l’intention de nos cœurs. C’est la lutte de Halachah, notre marche quotidienne avec Lui. Le nom même d’Israël signifie lutter. Il nous a donné les paramètres sur la façon de vivre une vie bien remplie, et son désir est que nous choisissions la vie, pas la mort.

Les Dix Commandements sont divisés en trois parties : (1-3) les Mitsvot, les Commandements établissant les principes entourant la relation directe avec le Créateur, (4-5) le Tchoukkim, les ordonnances auxquelles nous devons obéir sans une compréhension claire, et 6-10,) le Mishpatim, les règlements concernant la relation que nous devons avoir les uns avec les autres, de personne à personne. Nous sommes tous faits à son image et à sa ressemblance, nés avec son étincelle divine en nous. Nous sommes tous spéciaux à ses yeux, avec un rôle spécifique à remplir. C’est merveilleux quand nous trouvons et vivons notre rôle. Nous sommes tous nés avec ces dix commandements dans notre ADN spirituel. Ils nous donnent les règles pour la « décence » de base. Ces règles de base, ancrés en nous, sont lentement érodées, autour de nous, par ceux qui refusent de les suivre. Être humain signifie que nous devons nous respecter les uns les autres.

L’une des expressions que je préfère est : « Ma liberté s’arrête, là où commence celle de l’autre ». Les gens sont habitués à utiliser ou à exploiter les autres pour obtenir ce qu’ils veulent au lieu de faire ce que la Torah nous enseigne. Les droits de l’homme sont aujourd’hui un enjeu majeur mais le principe qui les sous-tend est que les droits de l’individu priment sur ceux de la communauté. La Torah enseigne le contraire,  en ce sens, que l’individu a été uniquement créé pour former et servir la communauté. Notre rôle au sein de la communauté, est ce qui nous donne de l’importance. En revanche, la pensée occidentale enseigne que la communauté existe pour servir l’individu. Cette façon de penser, avancée développe un sentiment de droit chez la personne… » le gouvernement ou tout autre représentant de l’autorité me doit quelque chose. J’ai des droits ! » Nos enfants ont perdu l’idée de responsabilité envers l’ensemble.

L’idolâtrie de base signifie que nous substituons le vrai Dieu à un dieu que nous avons créé. La plupart des religions l’ont fait, transformant Dieu en leur ressemblance et en leur image au lieu d’être créées en son nom. Le Dieu d’Abraham est connu comme le Dieu invisible, mais les humains veulent quelque chose qu’ils peuvent toucher. Cela laisse la place à l’humanité, pour former ses propres systèmes de valeurs dans lesquels la décence, les uns envers les autres, établie par le Créateur, est annulée. Immoralité et indécence deviennent la norme. Aujourd’hui, nous ne sommes plus considérés comme une création divine, mais une émanation ou une simple coïncidence de la nature. Cela nous permet de nous définir en dehors du modèle que Dieu nous a établi. Hommes et femmes, bien ou mal, aider les autres, tout n’a plus aucune importance. Pour le monde moderne, Dieu est devenu hocus-pocus alors qu’ils reconstruisaient la Tour de Babel en criant comme l’avait fait Nietzsche… «Dieu est mort».

Ceux qui désirent suivre les principes de la Torah deviennent la risée de ceux qui ne peuvent pas penser par eux-mêmes. Notre Créateur n’est pas un dieu des dogmes mais un Dieu de la vérité. Il nous a donné les règles et les principes pour ce monde. Cette parashah nous apprend fondamentalement à penser par nous-mêmes. Il nous a donné la capacité de discerner les mensonges de systèmes corrompus qui nous sont imposés. Presque tout, dans les médias ces derniers temps, n’est basés sur aucune vérité, y compris la pseudoscience des environnementalistes qui refusent de reconnaître que la Terre traverse des cycles. Il est vrai que les humains ont lentement détruit la planète, que Dieu a créée, afin que nous la surveillions. La terre lui appartient et si nous la maltraitons, nous nous maltraitons nous-mêmes. C’est la Torah.

Aujourd’hui, les gens veulent des sauveurs et, ayant perdu leur boussole morale, ils laissent les dictateurs s’en occuper. Même le judaïsme se cache derrière l’idée du Machia’h qui viendra nous sauver, espérant un salut surnaturel ou miraculeux ! Machia’h viendra à son heure ! Que faisons-nous pendant que nous attendons ? Le Créateur veut que nous agissions en marchant de manière décente les uns avec les autres. Qui dira la vérité sur le meurtre de bébés innocents par l’avortement à tout moment ? Qui dira la vérité sur le fait que l’ADN d’un homme ou d’une femme ne peut pas changer même s’ils croient qu’ils sont nés dans le mauvais corps ? Vous et moi devons parler des voies de Dieu avant qu’il ne soit trop tard et que l’humanité soit perdue. C’est pourquoi le Créateur a dit : “SI” vous suivez … c’est la clé de cette partie. Les choses iront de mal en pis SI nous n’avons pas le courage de dire la vérité. Il n’y a pas de place pour les mensonges de ce monde dans la vie de nos enfants. Si Dieu est avec nous, qui peut être contre nous !

 

Chazak! Chazak! V’nitchazek!

חזק חזק ונתחזק

Être fort ! Être fort ! Être fortifié !