Blog BeHar Iyar 20 5779 בבלוע בְּהַר, כ” אייר תשע”ט

 

Cette parashah commence avec le créateur donnant des instructions à Moïse afin que celui-ci parle au peuple. La Torah nous parle encore aujourd’hui !

Je suis perplexe devant la façon dont les étudiants des Écritures considèrent ce livre Vayikra – Lévitique comme un banquet d’idées théologiques. C’est pourquoi je préfère le développer comme une application des principes de la Torah dans notre vie au quotidien. Il est extrêmement important de rappeler que la Torah n’est pas un livre chronologique, historique, philosophique ou théologique. Bien qu’il contienne tous ces éléments, notre Bore Olam, le Créateur nous en a donné un livre de principes. C’est pour cette raison que j’insiste encore et encore sur le fait que nous sommes faits à son image avec le don spécial du libre arbitre.

Les pépites d’or de cette courte portion, BeHar, sont révélées dans les deux réglementations concernant la terre d’Israël – la Shmittah – שְמִטָּה (l’année sabbatique pour la terre) qui peut signifier « relâche ou laisse aller » et le Yovel – יוֹבֵל (année de jubilée) portant l’idée de «se faire racheter». La terre d’Israël appartient au Créateur et il l’a donnée au peuple d’Israël, qui était et n’est toujours qu’un locataire. Leur responsabilité était de prendre soin de sa terre. Malgré les nombreuses personnes qui se sont battues pour la propriété de ce petit terrain, nous connaissons son véritable propriétaire depuis la Torah.

L’idée de Shmittah, a causé de gros problèmes aux agriculteurs dont les revenus provenaient de la terre. Comment survivraient-ils pendant trois ans ? La première année, ils devaient permettre à tout le monde, y compris aux animaux, de manger librement de la terre ; la deuxième année, ils pourraient planter et à la fin de la troisième année, ils pourraient le récolter à nouveau. The Bore Olam leur a clairement dit qu’il leur en fournirait suffisamment dans la sixième année pour les trois prochaines années. La question est simplement de savoir en qui ont-ils fait confiance – eux-mêmes ou le Créateur ? Ce processus montrerait qui est disposé à passer de la foi (emunah) à la confiance (bitachon). Un élément très important dans la Shmittah concerne la « libération », l’abandon de la propriété du terrain et la confiance dans le pourvoyeur. La terre n’était pas la propriété des Israélites, mais c’était comme des enfants de deux ans qui ne voulaient pas partager leurs jouets. Combien d’entre nous sont comme ça quand il s’agit de ce que nous possédons, y compris notre être même ? Aujourd’hui, la plupart des gens estiment avoir le droit de tout recevoir de la société tout en ne rendant que très peu. En revanche, le Créateur nous dit de nous libérer de notre propre ego, de ne pas nous retenir et d’être moins égocentriques.

Ceci est suivi par le Yovel, יוֹבֵל le Jubilé qui porte l’idée d’être racheté. La cinquantième année, nous réclamerions la possession de notre propriété et reprendrions la responsabilité de son entretien. La terre devait être traitée comme un être vivant. Beaucoup de cultures qui l’appellent la Terre Mère, comprennent ce concept. Malheureusement, la Shmittah est devenue une moquerie. Les propriétaires de la terre la vendent à un païen la septième année et, de cette manière, ils n’ont pas besoin de s’occuper de ce que Dieu leur demande. Nous ne pouvons pas tromper le Créateur ; Il connaît nos intentions.

Le problème le plus important, cependant, est qu’il existe des principes que Shmittah et Yovel peuvent apprendre, sans se noyer dans les règles littérales données à cette époque. Celles-ci impliquent “de libérer et de racheter”. Combien d’entre nous se sentent opprimés, limités par nos peurs et nos phobies ? Beaucoup de gens vivent dans un état de dépression parce qu’ils vivent dans une boîte et ne savent pas comment se libérer. Est-ce que tu tiens quelque chose ? Qu’Est-ce que c’est ? Il se peut que vous n’aimiez pas changer ou que vous ne vouliez pas sortir de votre zone de confort. Nous limitons nos capacités parce que nous ne voulons prendre aucun risque. Combien d’entre nous refusons d’essayer quelque chose de nouveau parce que nous ne pensons pas pouvoir le faire ? Nous devons nous libérer de nous-mêmes. Une fois que nous sommes en mesure de nous libérer ces peurs profondes, les portes s’ouvrent pour que nous soyons rachetés.

Sans exception, nous ferons tous de nombreuses expériences dans notre vie et nous ferons beaucoup d’erreurs. Personne n’est exempté et personne n’a besoin de nous le dire. Nous le savons. Parfois, nous nous blâmons ou blâmons les autres et les maintenons au plus profond de nos êtres. L’idée de Shmittah est qu’une fois que nous avons accepté nos erreurs, nous devons les libérer, les laisser partir et faire de notre mieux pour apprendre d’elles et ne pas les répéter. Si nous ne les laissons pas partir, nous ne nous faisons, que nous blesser, car nous sommes convaincus que nous ne pouvons pas recommencer d’une autre manière. Nous le faisons à nous-mêmes. Une fois que nous le reconnaissons, il y a place pour la rédemption. La Torah nous enseigne des principes qui nous permettent de vivre et de grandir.

Pourquoi la terre a-t-elle besoin de repos tous les sept ans ? Les cultures ne peuvent-elles pas être simplement pivotées ? Le Créateur veut que nous apprenions à lui faire confiance. Ce n’est pas facile ! C’est un processus long et difficile. Lors de mes séances de conseil, je pose des questions sur l’éducation des personnes. Ils ont des blocages mentaux de leur enfance. Ils deviennent très émotifs une fois qu’ils se souviennent de situations difficiles, mais une fois qu’ils les verbalisent, ils peuvent être relâchés et entrer dans le processus de guérison. Nous gardons beaucoup de choses, et restons profondément ancrés dans le passé, sans nous rendre compte des dommages qu’elles font à notre présent. La Shmittah et le Yovel représentent un nouveau départ. Tout revient au propriétaire. Notre Dieu est le Dieu de recommencement, de nouveau départ ! Il ne veut pas que nous soyons retenus, mais veut que nous progressions de force et que nous soyons libérés pour être ce que nous devons être avec tout le potentiel qu’Il nous a donné, pour être le meilleur de ce que nous pouvons être.