Blog Lech Lecha Cheshvan 11th 5779

Avram Avinu a reçu un appel du Bore Olam lui demandant de laisser tout ce qu’il avait derrière lui et de le suivre. Nous savons très peu de choses sur Avram, si ce n’est qu’il est parti et a emmené sa femme, son neveu Lot et ceux de ses serviteurs qui voulaient le suivre. Abram ne savait pas où il allait mais il a obéit. Quand Abram est parti, il était un homme très riche. Il n’est donc pas parti sous la promesse de fortune, ni de gloire.  Il est parti parce qu’il croyait simplement au Bore Olam. Il était obéissant. La Torah a déclaré qu’Abram avait quitté son domicile avec un groupe « d’âmes » qu’il avait « crées », ce qui voulait dire qu’il leur avait enseigné à propos du Dieu unique et qu’ils l’avaient suivi parce qu’ils avaient accepté son enseignement. Quand Abram est arrivé à Canaan, il n’a pas été accueilli à bras ouverts par les habitants du pays. Étaient-ils censés l’inviter à s’emparer de cette terre ? Le texte dit qu’il ne s’emparera pas de la terre tant que les habitants qui y habitèrent n’auront pas atteint le sommet de leur débauche. C’était le Bore Olam qui voulait que ces gens sortent de sa terre promise !

Nous ne savons pas ce qu’Abram pensait à propos de son voyage, mais à ce moment-là, c’était comme s’il renaissait. Il était prêt à renoncer ce qu’il savait, et ce qu’il avait pour recommencer ailleurs. Combien d’entre nous avons fait ce même pas de foi parce que nous ne pouvions plus rester là où nous étions ? Nous savions qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas et nous devions partir dans une nouvelle direction. Nous avons été littéralement  « inspirés» par un appel supérieur. Nous nagions à contre-courant. J’ai récemment lu un dicton qui, à mon avis, est applicable ici : “Un poisson mort va avec le courant, tandis qu’un poisson vivant nage à contre-courant.” Lorsque nous allons à contre-courant, cela demande beaucoup d’énergie et de courage. La plupart des gens ont tendance à suivre les dernières tendances car ce sont des « poissons morts » qui ont perdu leur individualité et leur capacité de choisir par eux-mêmes.

La semaine dernière, je vous ai parlé de « fausses nouvelles » et ici, Lech Lecha continue sur cette même piste. Examinons le texte simple de la Torah à la recherche de ce qu’elle dit, et non de ce que les autres disent, que la  Torah dit ! Le Créateur a dit à Abram qu’il serait le père de nombreuses nations et que tous ceux qui le béniraient seraient bénis et tous ceux qui le maudiraient seraient maudits et que toutes les familles de la terre seraient bénies à cause de lui. Bien que nos sages disent que cela marque le début du peuple élu d’Israël, Abram n’est pas seulement le père d’Israël ; Il est également le père spirituel de plus de 3 milliards de personnes, dont 13 millions de Juifs, 2,5 millions de chrétiens et 1,7 milliard de musulmans. Le message ici est que toutes les nations de la terre seraient bénies par la postérité d’Abram.

Le Créateur a fait des pacts avec Abram et il devient Abraham (Ber. 17:5) –ה  וְלֹא-יִקָּרֵא עוֹד אֶת-שִׁמְךָ, אַבְרָם; וְהָיָה שִׁמְךָ אַבְרָהָם, כִּי אַב-הֲמוֹן גּוֹיִם נְתַתִּיךָ.  – « 5 Ton nom ne sera plus appelé Abram, mais ton nom sera Abraham, car je t’ai fait père d’une multitude de nations. » Le premier était qu’il serait le père de nombreuses nations et le second était l’alliance de la brit milah – מילה ברית, la circoncision. C’était une alliance entre lui et ceux qu’il avait choisis. Tout le monde n’a pas répondu à cet appel mais a refusé d’être circoncis. Ce devait être une marque spéciale pour séparer son peuple “choisi”. La circoncision était déjà pratiquée dans de nombreuses nations à cette époque, mais ce serait un signe particulier d’obéissance pour ceux qui sont choisis et qui s’engagent à suivre le Dieu d’Israël. Tous ceux qui voyageaient avec Abram et qui le souhaitaient étaient circoncis. Notez que Lot n’a pas été circoncis ; il était déjà parti pour Sodome. La Torah dit que ceux qui ne sont pas circoncis seraient des “karets” – coupés du peuple d’Israël. Cela n’a rien à voir ”avec le fait d’être sauvé ou d’être supérieur de quelque manière que ce soit.

Ceux d’entre nous qui sommes « appelés » doivent être des serviteurs, et non pas des servis. Isaïe 41: 8-9 dit  Mais toi, « Israël, mon serviteur Jacob que j’ai choisi, semence d’Abraham que j’aime, que je me suis prise, depuis les régions les plus éloignées de la terre et invoquée de pays lointains, à qui J’ai dit:Vous êtes mon serviteur, je vous ai choisi, je ne vous ai pas rejeté” ». Nous avons été appelés ou choisis pour améliorer les choses pour le monde. C’est une position de responsabilité et  non d’honneur. Lorsque le Créateur nous appelle, nous savons qu’il nous a appelés. Notre vie change comme celle d’Abraham.

À ceux que le Créateur appelle, il donne une « vision » comme s’il nous inspire. Cherchez-vous à être populaire, à être riche, à avoir du pouvoir ou êtes-vous prêt à être le meilleur dans n’importe quel domaine où il vous a placé ? Quand Abram a quitté le pays des idolâtres et a annoncé qu’il n’y avait qu’un seul Dieu, pensez-vous que tout le monde a abandonné son dieu et l’a poursuivi ? Il s’est battu contre vents et marées. C’est pareil pour nous. Nous appartenons à un mouvement minoritaire parce que nous avons choisi de ne pas suivre les gens, mais de suivre le Créateur. La plupart des religions mettent des mots dans la bouche du Créateur, mais nous devons être humbles et disposés à écouter ce que dit réellement la Torah et non ce que les autres nous disent. Nous devons lutter contre l’environnement dans lequel la famille et les amis ne nous permettent ni de grandir, ni d’être différents ; Mais lorsque nos cœurs sont alignés avec le Créateur, personne, ni rien ne peut nous arrêter. Nous allons cependant aller à contre-courant. Jérémie a dit: «Maudit soit l’homme qui fait confiance à l’homme et béni soit l’homme qui fait confiance au Créateur». Je vous demande… Êtes-vous un poisson mort ou un poisson vivant?

Traduction Muriel Koucoi