Blog Tazria Nisan 1 5779 בלוג תַזְרִיעַ, א’ ניסן תשע”ט

Bien que Tazria ait été traduit par « elle a conçu », la racine du mot hébreu, est Zera – רע qui signifie « graine », désignant «la progéniture ou les descendants, et pas seulement la graine littérale du mâle. Il est important de comprendre que la Torah est notre guide ; ce n’est pas un livre de légalités. Il a été écrit en hébreu, avec a un état d’esprit très différent de celui de l’occident. L’hébreu est holistique et nous parle à travers des images et des allégories. Il y a deux mots dans cette partie qui sont extrêmement difficiles à traduire en anglais – « tahor et tamei » traduit par pure et impure. Tazria commence avec la femme qui donne naissance et établit les règles de propreté. Si la femme donnait naissance à un garçon, elle devait attendre sept jours, au moment de son nidat – (menstruation), jusqu’à ce qu’elle soit considérée comme Tahor ou propre et le lendemain, le huitième jour, elle pouvait assister au Brit Mila de son fils. Cela n’avait rien à voir avec le fait d’être sale. La mentalité hébraïque a une nature dualiste. Une personne est une dualité, composée de neshama – (l’âme) et de guf – גוף, le corps. La Torah nous enseigne que le corps est sous la surveillance de la Neshama. Aujourd’hui, la plupart des gens ont accepté la compréhension grecque du corps, de l’âme et de l’esprit, une trilogie qui sépare les uns des autres et dans laquelle le physique domine le spirituel. Pour l’esprit hébreu, le corps et l’esprit forment une seule unité.

La neuropsychologie enseigne que la plupart, sinon toutes les maladies du corps sont liées au spirituel ou, comme certains préfèrent l’appeler, aux aspects émotionnels de notre vie. Nous ne pouvons pas séparer le physique du spirituel. Nous tombons malades quand notre nature spirituelle est basse. Nous ne le réalisons que lorsque les symptômes commencent à se manifester dans diverses maladies de notre nature physique (corps). Il a été prouvé que les personnes ayant de bonnes attitudes combattent mieux la maladie que celles qui sont déprimées et négatives. Les psychologues expliquent les différentes hormones activées dans le système lorsqu’il existe des facteurs de stress qui attaquent le système immunitaire.

Qu’est-ce que cela a à voir avec tahor et tamei ? Tamei, impure est un signe que nous ne sommes pas prêts à être en présence du Créateur. Tahor signifie que nous sommes prêts. Tamei est tout ce qui nous pollue, ne nous permettant pas de voir notre chemin clairement, comme dans un brouillard épais.

Dans cette partie après l’accouchement, la femme devait offrir un “korban chataat – קָרְבַּן חַטָּאת” au Temple. Cela n’a rien à voir avec le péché. C’était pour démontrer qu’elle était déséquilibrée et qu’elle devait être restaurée. Certains sages disent que passer par un processus difficile peut nous rendre très faibles, nous laissant parfois avec un vide à combler. Jusqu’à ce que ce vide soit rempli, nous nous sentons hors de contrôle. C’est comme s’il y avait un vide dans l’âme qui doit être restaurer. Cela peut se manifester dans notre corps physique. Le manque d’équilibre entre notre neshama et notre corps peut nous faire perdre notre joie de vivre et nous rendre très déprimé. Nous perdons notre concentration. Notre neshama doit être guérie avant que la guérison physique puisse avoir lieu. Cela ne veut pas dire que si nous travaillons continuellement à guérir notre neshama, nos corps ne se décomposeront pas. Seule l’âme est éternelle, tandis que le corps continue à vieillir. Ce n’est que le corps qui devient “tamei” et non l’âme. Il ne s’agit pas d’être bon ou mauvais, propre ou impure, mais de ne pas être dans un état présentable pour le Créateur. C’est à ce moment-là, que nous devons corriger le problème lorsque nous agissons mal. Nous avons été dotés d’une conscience, qui nous permet de faire la différence entre le bien et le mal, afin qu’il ne puisse y avoir aucune excuse. C’est une question de volonté.

Le Créateur a choisi Israël pour être une nation, séparée du reste du monde pour une seule raison, à savoir être «ohr l’goyim» – lumière pour les nations, afin d’amener la Torah au reste du monde. Cependant, au lieu de rendre la Torah universelle, le monde rabbinique l’a gardée pour lui-même, se mettant sur un socle tout en considérant le reste comme inférieur, incapable de la suivre, à l’exception de quelques lois choisies. C’était et c’est toujours notre plus grande erreur dans la compréhension et l’appropriation du véritable sens de kadosh, à savoir ‘ être mis à part ‘

Ce livre a commencé avec l’inauguration des Cohanim – Prêtres, suivi d’instructions pour leur service, puis de «tahor et tamei», de ce qui est permis et de ce qui ne l’est pas. La semaine dernière, nous avons vu que la nourriture était un symbole de la manifestation de notre état intérieur et que la réglementation en matière de kashrut devait nous aider à contrôler notre appétit. La semaine prochaine à Metzora – רָע, nous examinerons «tzaraat -צָּרַעַת», une maladie de la peau qui pourrait toucher la personne, les vêtements ou la maison. Le seul qui pouvait déclarer ces choses pures était le Cohen, le prêtre démontrant qu’il ne s’agissait pas d’un problème physique, mais d’un problème spirituel découlant du lashon harah, la langue perverse, ou tout simplement du commérage. Cela détruit l’image de Dieu parce que nous avons tous été créés à son image.

Toutes ces choses doivent nous montrer que nous devons être disposés à repenser ce que la Torah nous enseigne. Chacun de nous a différentes façons de comprendre. Il n’existe pas deux personnes qui croient la même chose sur tout. Nous ne devons pas suivre aveuglément une personne, mais plutôt suivre le Créateur qui veut que nous pensions par nous-mêmes.

Tazria est la parashah de la femme qui, selon nos sages, fut la plus grande et dernière création du Boreh Olam. Il a commencé par créer le plus simple des minéraux, progressant chaque jour pour créer une matière plus complexe – légumes, poissons, mammifères et enfin l’homme complétant la couronne de sa création – la femme. On lui a donné la possibilité de donner vie au monde, en faisant de ses partenaires des privilégiés du Créateur. On a confié à l’homme le rôle de protecteur sur elle et le reste de son domaine. Aujourd’hui, cela a été perdu. Le Créateur a créé l’homme et la femme pour une raison et a attribué à chacun un rôle spécifique. Quand la femme veut être comme un homme, elle s’abaisse. Lorsque nous inversons l’ordre du Créateur, nous devenons «tamei» où nous ne pouvons plus être en relation avec lui. C’est à ce moment-là que nous devons chercher comment devenir «tahor» afin de rétablir cette relation avec le Tout-Puissant.